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Abdelatif Rebah à propos de la Situation politique, économique et sociale en Algérie “Les secteurs improductifs profitent de la croissance”

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lundi, 10 octobre 2016 11:06

Pour l’expert en énergie, la question de fond en Algérie est “l’abandon de la voie de développement”. Selon lui, le problème n’est pas la rente, mais “l’usage des revenus”.

“L’Algérie est en panne. Nous sommes encore à la recherche d’une élite, qui produira des normes et qui les véhiculera au sein de la société.” Ces propos ont été tenus, hier, par Louisa-Dris Aït Hamadouche, enseignante-chercheure en sciences politiques, au siège du Raj, à Alger, lors d’une conférence-débat sur la situation du pays, vingt-huit ans après les événements tragiques d’Octobre 88, organisée par l’association des jeunes.
Pour cette dernière, les gouvernants ont fait preuve d’“incapacité de constituer une élite”, reconnue comme telle par la société. Même l’université, qui se distingue par “le nombre au détriment de la qualité”, “ne produit pas l’élite, car elle est en déphasage”, ajoutera-t-elle. Quant à la société civile, elle l’a trouvée “embryonnaire, en deçà de ce qu’on attend d’elle”. “L’Algérien n’est pas encore autonome”, a martelé Mme Aït Hamadouche, en observant une “politisation exacerbée” de la société via mouvement associatif, qui “décourage le citoyen lambda”. Par ailleurs, l’universitaire a constaté que dans les faits, le pluralisme se limite à “une multiplication de partis politiques sans idées nouvelles”, “sans culture démocratique”, obéissant à “l’intériorisation des luttes claniques” et à celle de “la notion d’allégeance”. Ce décor qui suscite la peur, d’après elle, est “antinomique avec la république” et répond plus au modèle de “la monarchie”. Plus loin, l’animatrice préviendra sur une étrangeté algérienne, celle d’un pays où “tout le monde est responsable et personne n’est coupable”. Pour clore son intervention, l’enseignante révèlera qu’“Octobre 88 n’est pas un moment fondateur, mais une occasion ratée, car nous sommes toujours dans le même schéma du parti unique”. Réagissant à “la méthode symptomatologique de certains analystes, qui consiste à dresser l’inventaire des ratés” et à “paralyser”, l’économiste Abdelatif Rebah a appelé à “un travail de clarification, pour traiter convenablement de la réalité”.
Pour l’expert en énergie, la question de fond en Algérie est “l’abandon de la voie de développement”. Selon lui, le problème n’est pas la rente, mais “l’usage des revenus”. Mais, il admettra cependant que “nous avons créé un fourre-tout de la rente”, confondant le versement dans la formation et des secteurs utiles à l’économie nationale avec le versement dans “une économie de prédation”. Aujourd’hui, dira-t-il, “c’est le chaos qui caractérise le marché pétrolier”, en rappelant que celui-ci “est devenu un levier de guerre géopolitique”. Chiffres à l’appui, M. Rebah revisitera les années d’embellie financière, puis les fluctuations des prix pétroliers, en se demandant “à qui a profité la croissance ?”. “Ce sont les couches parasitaires et les secteurs improductifs qui profitent, en période de désindustrialisation”, a-t-il annoncé, en signalant la “montée des services”, qui n’ont rien à voir avec “les services productifs des pays développés qui viennent de l’industrie, des sciences et techniques”.
Enfin, l’économiste a alerté contre “la dérive prédatrice”, regrettant que “la croissance économique ne s’est pas traduite par la création d’emplois”. Dernier à intervenir, le militant politique Hakim Addad a plaidé pour “une jonction entre le mouvement pour les libertés démocratiques et le mouvement syndicalo-social”. Selon lui, le moment est venu pour “donner des réponses” aux questions des citoyens et à leurs inquiétudes.

Hafida Ameyar


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