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Algérie : 62e anniversaire de la lutte de libération. L’obligation d’une nouvelle révolution en face de la réalité du monde.

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vendredi, 4 novembre 2016 04:29


« Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer »

Guillaume d’Orange

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Nous sommes à la veille du premier novembre et on peut parier que le rituel bien rodé et atemporel sera servi à une société algérienne indifférente. Pourtant cette épopée devrait de mon point de vue – au vue de l’immense tâche accomplie par nos ainés- être réactualisée chaque année et le moins que l’on puisse faire est de faire un bilan de nos réalisations dans tous les domaines notamment le savoir, l’élévation du niveau de vie , bref la quête d’objectifs toujours ambitieux. Or que constatons nous ? des autorités qui sacrifient à la levée des couleurs à minuit, et par la même des actions qui excluent d’emblée les jeunes.

Le Premier Novembre fut vraiment une aventure humaine portée par tout un peuple et pas par quelques clans regroupés sous le vocable de famille révolutionnaire dont on peut douter de sa valeur ajoutée quand des enfants de moudjahid s’organisent alors qu’ils sont pour la plupart cinquantenaires pères et grands pères mais toujours de grands enfants-, en organisation pourquoi faire et quel est leur apport ? Quel est l’apport d’un ministère des moudjahidine dont le budget est équivalent à celui de l’enseignement supérieur et plus de 5 fois celui de la formation professionnelle ? D’un côté des citoyens qui ont fait leur travail en s’étant battu pour la Révolution il y a plus d’un demi siècle. De l’autre la formation supérieue de centaines de milliers de jeunes qui représentent l’avenir. Il n’est pas question ici de nier les droits des descendants de chahids mais leurs enfants sont des citoyens comme les autres, l’Etat a le devoir d’en faire des hommes en les formant mais ils doivent à un moment ou un autre montrer ce qu’ils apportent eux-mêmes comparés à l’immense apport des chahids de la révolution.

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Hassiba Ben Bouali
Hassiba Ben Bouali
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petit-omarQuand des icônes comme Petit Omar ( 11 ans) Hassiba Ben Bouali ( 19 ans) Ali La pointe ( 24 ans) meurent les armes à la main et refusent de se rendre, en face d’une armée de tortionnaire prête à tout pour perpétuer un ordre raciste au nom de la conviction d’appartenir à la race supérieure, c’est pour nous un message , nous ne devons pas nous rendre à la fatalité nous devons nous battre pour un autre premier novembre sans cesse renouvelé. Nous avons plusieurs fois échappé à des tsunamis exogènes, est-ce de la baraka ? est-ce modestement notre génie et que dans les épreuves existentielles le peuple sait se dresser contre l’aventure comme celle qui a emporté les pays arabes dans une tourmente sans fin baptisée par l’Occident seul détenteur du sens –printemps arabes-. Mais les slogans telle que la chance, la baraka ou le génie du peuple ne doivent pas être convoqués à chaque fois tout le temps, il faut bien à un moment ou un autre les remplacer par la rigueur et le travail.

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Ali la pointeEn haut à droite, le Petit Omar, ci-dessus Ali La pointe

Ce que furent les Printemps arabes

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Il vient que le Premier novembre de cette année se déroule dans un environnement de plus en plus critique. Les nuages s’accumulent sur les pays vulnérables car les ressources planétaires sont insuffisantes, les changements climatiques sont là avec le cortège de malheurs, famines et sécheresses De ce fait l’hégémonie des grands n’a jamais été aussi évidente et les petits pays ont du mouron à se faire. Dans cet ordre il m’a été donné d’assister justement à la présentation du professeur Ahmed Bensaada -qui nous vient de Montréal où il est enseignant- de son dernier ouvrage « Arabesque$ » à l’Ecole Supérieure de Journalisme. Ce fut un exposé magistral sur ce que furent les printemps arabes. Le professeur Bensaada en horloger minutieux a déconstruit la mécanique horlogère de ce plan diabolique de l’Empire et de ses vassaux européens (Angleterre, France) et à un degré moindre l’Allemagne et l’Italie, qui consiste avec toujours le même objectif celui de l’accaparement des ressources planétaires principalement énergétique , adossé à un néolibéralisme sans état d’âme et à une mondialisation –laminoir des plus faibles

Après avoir essayé la Démocratie aéroportée en Irak et en Afghanistan, l’Empire a compris qu’il fallait susciter des révolutions endogènes. C’est une autre tactique qui consiste à miner le Monde arabe de l’intérieur. Il faut dire qu’ils ont la partie facile tant les gouvernants qui cultivent le culte de la personnalité, voire du sauveur « El Mahdi » ont tout fait pour installer leur peuple dans les temps morts, chacun utilisant une légitimité soit révolutionnaire, soit religieuse, soit divine…L’essentiel est de garder le pouvoir même au prix du désespoir de chacun (harraga, kamikaze…). Selon une étude de la Rand Corporation de 2005 on apprend que l’Amérique essaie de subdiviser l’Oumma musulmane en divers camps. Elle donne la recette à adopter ou adapter selon qu’elle a affaire aux fondamentalistes, aux traditionalistes, aux modernistes, et carrément aux séculiers. (1) (2)

Les Printemps arabes ont « surpris » tout le monde d’après la doxa occidentale

Tout a commencé avec Sidi Bouzid en Tunisie Une nouvelle page de l’histoire dit-on est en train de s’écrire dans le Monde arabe. Hypocritement on parle d’un événement imprévsible C’est en tout cas La thèse occidentale de Gilles Kepel, et de tant d’autres est que le « printemps arabe a surpris tout le monde ». C’est aussi celle de Jean Daniel qui au passage encense le triste BHL :

« Il était inévitable, avec la progression des ondes de choc venues de Tunis et du Caire, que l’émergence du Printemps arabe suscite des polémiques et des affrontements. Nous n’avions qu’à applaudir, qu’à nous solidariser et à décider de faire l’impossible pour que personne ne confisque aux peuples qui s’étaient libérés, leur révolution. C’est alors que s’est posé le problème du devoir d’assistance et du droit d’ingérence. A la réflexion, et tout compte fait, j’ai décidé de préférer le comportement ostentatoire d’un BHL à l’indifférence dédaigneuse et frileuse de ses rivaux. BHL d’autre part, à force de vouloir être Malraux, il va peut-être finir un jour par lui ressembler ».
Le même Malraux que nous avons connu plus inspiré dans la « la condition humaine » ou le « le petit prince » fut pris à partie en Amérique Latine quand il est allé « vendre » en tant que ministre de de Gaulle la position de ce dernier concernant la guerre d’Algérie en 1960, il trouva en face de lui l’abbé Berenguer ambassadeur du GPRA en Amérique Latine qui a déconstruit minutieusement son discours et restitué la vérité à savoir que le peuple algérien se battait pour son indépendance et sa dignité. Cela prouve au passage que la Révolution algérienne fut portée par tout un peuple sans exclusif pas seulement des maquisards, mais aussi des moussebels, des médecins, l’équipe de football du FLN La troupe théâtrale et aussi, nous ne devons pas l’oublier par beaucoup d’Européens français de souche mais en Algérie à l’instar des Yveton, Chaulet Timsit, Maillot Leban et tant d’autres sans compter les européens à l’image de Jeanson, Sartre, et les hommes d’Eglise notamment monseigneur Duval et le Père Daviezies et de tant d’autres.

Ce clin d’œil étant fait à la glorieuse Révolution de novembre ; Il n’y avait pas de surprise concernant ces révolutions arabes qui ont suivi les révolutions colorées. Nous sommes d’accord avec le professeur Bensaada quand il prouve par une étude fine – il faut savoir qu’il y a plus de six cents références dans son ouvrage – que tout à été minutieusement préparé. Cela nous rappelle la boutade de Franklin Delanoë Roosevelt quand il déclarait : « Quand un évènement vous parait advenir par hasard, vous pourrez être sûr qu’il a été minutieusement préparé »

Le soubassement de ces révoltes n’a pas les fondements classiques imputables à un hypothétique choc des civilisations. Le ras-le-bol arabe n’a pas commencé en décembre 2010 mais en octobre 1988 en Algérie. Le tribut fut très lourd. La jeunesse algérienne a été la première, triste privilège, à mourir pour s’être battue pour la démocratie, la liberté. Sauf que ça n’intéressait personne. L’Algérie a payé le prix de la démocratie avec une décennie rouge et dit-on 200.000 morts, 10.000 disparus et 30 milliards de dollars de dégâts, sans compter les traumatismes que nous allons encore trainer pendant longtemps. Il a fallu attendre l’après 11 septembre 2001 pour que la voix de l’Algérie soit audible concernant le terrorisme mais nous ne sommes pas pour autant vaccinés , nous sommes visés Comme par hasard, les monarchies arabes dociles aux Etats-Unis et à Israël ont survécu à la « tempête du Printemps arabe ».

Le démontage de la mécanique des révoltes

Nous aurions voulu que l’on démonte la mécanique de ces révoltes pour y voir une manipulation de grande ampleur et la « spontanéité » des révoltes est un paramètre qui a été mis en équation pour susciter le chaos pour le plus grand bien de l’Empire et de ses vassaux. Tout le monde se souvient des bloggeurs qui ont catalysé les révoltes en Egypte, en Syrie… On attribue à Machiavel la sentence suivante : « Le meilleur moyen de contrer une révolution c’est de la faire soi-même ». Ceci s’applique croyons-nous comme un gant, à ce qui se déroule sous nos yeux. En un mot tout est programmé pour se dérouler ainsi. Il suffit de lire, mais le veut-on ? L’ouvrage de Gene Sharp qui décrit par le menu comment faire une révolution non violente et la réussir… Nous y trouverons tous les symptômes constatées dans les révoltes légitimes tunisiennes et égyptiennes, libyennes qui, ont été prises en charge par l’empire

Ahmed Bensaada nous présente l’ouvrage de Gene Sharp : « De la dictature à la démocratie », livre de chevet depuis près de deux décennies de tous les activistes du monde non occidental rêvant de renverser des régimes jugés autocratiques. Dans cet ouvrage, Gene Sharp décrit les 198 méthodes d’actions non violentes susceptibles d’être utilisées dans les conflits en vue de renverser les régimes en place. Parmi elles, notons la fraternisation avec les forces de l’ordre, les défilés, les funérailles massives en signe de protestation, les messages électroniques de masse, les supports audiovisuels, les actes de prière et les cérémonies religieuses, l’implication dans le nettoyage des places publiques et des endroits qui ont été la scène de manifestations, l’utilisation de slogans forts (comme le « Dégage » ou « Irhal »), des logos (comme le poing fermé), des posters avec les photographies des personnes décédées lors des manifestations et une certaine maîtrise de l’organisation logistique :

« Cette brillante application des théories de Gene Sharp fut suivie par d’autres succès retentissants : Géorgie (2003), Ukraine (2004) et Kirghizistan (2005). Voici ce que dit, en 2010, Pierre Piccinin, professeur d’histoire et de sciences politiques : « Les révolutions colorées ont toutes mis en œuvre la même recette : un groupuscule organisateur est financé par l’étranger et soutenu logistiquement (ordinateurs, abonnements à Internet, téléphones portables…). Formé par des professionnels de la révolution, sous le couvert d’ONG censées promouvoir la démocratie, telle la célèbre Freedom House, il arbore une couleur et un slogan simple. Le but : se débarrasser d’un gouvernement hostile et le remplacer par des leaders amis ». (3)
Le rapport Lugano de Susan George

L’ouvrage du professeur Ahmed Bensaada est édifiant car il permet d’ouvrir les yeux sur la réalité du monde et comme il l’a affirmé lors de la conférence ces révolutions simulées de l’extérieur n’ont pu se développer que parce que le terreau était favorable, celui de la malvie de la hogra des passe droits des mounafeks dirions nous, des tricheurs bref de tout ceux qui n’ont aucune valeur ajoutée mais une grande capacité de nuisance basée notamment sur la « acabbya..

Cependant je pense que ces révolutions ont eu un précédent à savoir une politique d’effritement identitaire mise en œuvre par l’Empire il s’agit du Rapport Lugano ; L’Empire et ses vassaux sont encore pour un temps les maîtres du monde. Les médias man stream sont à leurs ordres et pourtant ils sont inquiets. Le capitalisme restera-t-il incontournable dans les décennies à venir ? La mondialisation continuera-t-elle à accroître leur richesse et leur puissance ? Ce Rapport montre les mécanismes pervers du capitalisme ultra-libéral et l’horreur écologique, sociale et économique qu’il engendre notamment en problématisant les identités des peuples.

La militante pour un monde plus juste Susan Georges en parle dans son ouvrage que présente Philippe Fremeaux. Nous l’écoutons :

« Depuis trois décennies, Susan George est de tous les combats en faveur des peuples du Sud et contre les effets destructeurs de la mondialisation libérale. Le rapport Lugano, se présente comme un rapport écrit à la demande des “maîtres du monde”, qu’on devine être les élites qui se retrouvent chaque année à Davos. Objectif du rapport : apprécier les menaces qui pèsent sur le capitalisme libéral et trouver les moyens d’assurer sa pérennité. L’ouvrage brosse un tableau inquiétant mais réaliste de l’état du monde : croissance productiviste, risques écologiques, inégalités explosives. (…) Il y a, certes, des gagnants et des perdants, des profiteurs et des laissés-pour-compte, et les premiers cherchent à défendre leurs privilèges. Mais leur stratégie consiste surtout à s’adapter à des circonstances dont la dynamique leur échappe. » (4) (5)
On le devine, le sacerdoce du néolibéralisme est de créer le consommateur mondial : homo economicus : le moi universel. On dit qu’il y a sept commandements :

1)Promouvoir le pluriculturalisme.
2) Valoriser le multiculturalisme. Encourager les immigrants à conserver leurs cultures. Les sociétés multiraciales et multiculturelles doivent consacrer toute leur énergie à maintenir la paix entre les divers groupes qui les composent.
3) Faire l’éloge de la diversité plutôt que de l’unité.
4) Maintenir le groupe dont la démographie est la plus forte dans l’illettrisme. Une sous-classe en expansion, non-assimilée, sous-éduquée, hostile à la majorité,
5) Amener le monde des affaires à soutenir financièrement le multiculturalisme.
6) Rendre tabou tout propos allant à l’encontre de la diversité.
7) Rendre impossible l’application des lois sur l’immigration. L’immigration massive est normal elle ne peut être arrêté, et qui serait un bienfait pour la société. (6)
En cette veille de premier novembre l’ouvrage du professeur Bensaada est pour nous une mise en garde devant les dangers du monde. Il nous arme pour déconstruire la doxa occidentale . L’Algérie est visée c’est une certitude il n’y aura pas d’avenir sans un engagement clair et net pour mobiliser la jeunesse pour cela il faut l’armer idéologiquement conte les tentations extrêmes en donnant l’exemple Le nouveau premier novembre symbole d’une engagement révolutionnaire est à créer au quotidien. Rien ne peut se faire sans une société apaisée. Pour cela il nous faut arriver à un projet de société pour ce XXIe siècle en listant les défis et les dangers qui nous guettent.

Une révolution est vouée à l’échec si elle n’est pas métabolisée par le peuple qui comme un seul homme réagira face à l’adversité. Les Printemps arabes concoctés dans les officines occidentales n’avaient aucune chance de réussir car le corps social considéré n’adhère pas. Ce ne sont pas les scénarios à la Place Tahrir ou autres qui feront que la greffe prenne ! Nous avons réussi notre révolution seuls et c’est tout un peuple, les maquisards mais aussi chaque citoyen qui à chacun a apporté sa pierre à la réussite de cette révolution, notamment beaucoup d’européens nés en Algérie qui la considèrent à juste titre comme leur patrie , qui ont compris le sens du combat, se sont engagés et pour beaucoup en sont morts ; notamment aussi les intellectuels français qui ont sauvé l’honneur de la France en étant convaincu que la décolonisation était consubstantielle des droits de l’homme.

Les Algériens ont pays avec un énorme tribut . 1 million de morts, 2,5 millions de citoyens dans les camps de concentration, plus de 10 000 villages brûlés au napalm, et des traumatismes qui ont duré des dizaines d’années. Nous nous sommes battus seuls et heureusement sans interférence externe en ne comptant l’armement de l’Otan mis généreusement à la disposition du pouvoir colonial. Pour la petite histoire il aurait été « proposé » aux autorités françaises d’en finir avec une bombe atomique….

Cependant plus de soixante ans nous sépare de ce combat épique, la réalité actuelle est différente. Nous devons être très vigilants pour ne pas être le suivant dans la charrette des Printemps arabes. S’agissant de la Révolution de novembre de Papa , elle a vécu. C’est à nous d’oser de façonner le destin de nos enfants. Que voulons-nous pour nos enfants ? Quelle révolution devons-nous faire ? En face de la réalité du monde il nous fait obligation en tant que pays toujours en développement depuis plus de cinquante ans d’inventer de nouvelles révolutions de la connaissance du savoir, mais des révolutions endogènes loin de toutes manipulations pour cela tout est basé sur l’éducation.

Quelle école devons- nous promouvoir ? celle de la scolastique ou celle de la raison pour rendre autonome mentalement nos enfants pour qu’ils ne soient pas otages des sirènes de tout bord ? Comment pouvons- nous vivre ensemble et faire ensemble ? C’est encore une fois un nouveau premier novembre à inventer celui du Web 2.0, de la lutte contre les changements climatiques de la transition énergétique c’est dire si les Jeunes doivent être acteurs de leurs destins.

Professeur Chems eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

1. Ahmed Bensaada : Arabesque$ ; Editions Anep Alger 2016

http://michelcollon.info/Nouveau-li...

2.http://www.legrandsoir.info/Le-chao...

3.http://french.irib.ir/analyses/chro...

4.Susan George Le rapport Lugano, Ed. Fayard, 355p.,

5.Http ://www.alternatives-economiques.fr/le-rapport-lugano-susan-george_fr_art_137_14137.html

6.Chems Eddine Chitour http://www.mondialisation.ca/le-neo...

En savoir plus sur http://reseauinternational.net/alge...


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