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BANDEAU

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RAÏNA porte la voix de l’Initiative populaire en Algérie pour la liberté, la justice sociale, la solidarité. Pour la fin des systèmes d’oppression et d’exploitation des peuples. Pour une alternative anticapitaliste.

Le rassemblement auquel a appelé l’intersyndicale prévu, hier, à la place des Fusillés à Ruisseau, a Alger, a été empêché.

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lundi, 27 novembre 2017 19:46

Les services de la police « réquisitionnés par wali », assure un agent de l’ordre, ont interpellé des dizaines de syndicalistes, embarqués manu militari vers des commissariats de la capitale et des wilayas limitrophes. « J’ai moi-même été interpellé dans un café. Des agents de l’ordre sont venus, m’ont demandé mes papiers. Ils m’ont juste après conduit au commissariat du Ruisseau avant d’être transféré à Baraki.

La liberté et le droit d’expression, reconnus à des syndicats autonomes qui ont 30 ans d’existence, sont confisqués. Il y a là une remise en cause de nos droits syndicaux. C’est la négation des autres syndicats, au profit d’un seul, l’UGTA », assène Dr Lyès Merabet, interpellé avec une dizaine de ses collègues, et relâché en fin de journée à Baraki.

D’autres présidents de l’Intersyndicale (SNTE, Cnapeste, Cela) et leurs adhérents n’ont pas pu rejoindre la place des Fusillés, dont les issues étaient surveillés. Des véhicules immatriculés hors Alger ont été fouillés, leurs occupants renvoyés dans leurs wilayas. « Je suis le seul à avoir pu accéder à la place (des Fusillés). Notre président, Abdelkrim Boudjenah (SNTE), et plusieurs de mes collègues enseignants ont été arrêtés », s’indigne Negaz Tarek, enseignant venu de M’sila.

Des députés du PT venus se solidariser avec les membres de l’Intersyndicale dénonce le « mépris » des autorités. « Les syndicats s’expriment légalement.

On les empêche de le faire. Le gouvernement se fait hara-kiri en réunissant les conditions d’une révolte générale qui va provoquer sa chute. Veut-on pousser à utiliser d’autres moyens d’expression ? », s’interroge le député du PT, Ramdane Taâzibt, rencontré à la place des Fusillés avec ses collègues parlementaires. Un député de sa formation, Bouziane Toufik, a été malmené par les policiers, « sans respect pour son âge », s’offusque la députée d’Alger du PT Khadidja Boudine.

N’ayant pas pu se réunir aux Fusillés, des travailleurs s’étaient déplacés au siège de l’UNPEF, à la place du 1er Mai, où un point de presse improvisé a été organisé. « Non à la répression ! Oui pour les libertés. A bas l’Etat policier ! » Autant de slogans repris en chœur par les syndicalistes rassemblés dans les salles et les couloirs du siège de ce syndicat de l’Education.

« Des syndicalistes de Tlemcen ont été embarqués à la Maison de jeunes de Douaouda, où ils ont passé la nuit. La police de Tipasa les a remis à celle de Blida, et ainsi de suite. Où sont les libertés garanties par la Constitution ? Nous sommes furieux (Ahna zaafanine) », lance à la forte assistance le président de l’UNPEF, Sadek Ziri, dont le dernier mot prêté au podcaster Anes Tina, est répété à tue-tête par une salle surchauffée.

« Ouvrons un dialogue sincère ! »

Pour le syndicaliste, « les libertés sont en danger ». « Nous ne sommes pas pour la violence, nous n’aurons jamais brûlés des pneus. Nos syndicats sont responsables. Notre action d’aujourd’hui intervient après celle organisée une année presque jour pour jour, le 27 novembre 2016, à la suite de la constitution en juin de cette même année de l’Intersyndicale. Des actions ont été organisées à Tizi Ouzou et Bejaia,

Jusqu’à quand ferme-t-on la capitale ? », s’époumone Ziri.
Pour le président de l’UNEPF, le dialogue ouvert le 16 janvier avec le ministère du travail « a été fermée ». « Nous exigeons un dialogue sincère », réclame-t-il.

Des représentants du syndicat des imams, du CELA, du Satef, du CNES et du SNPSP, qui ont pris la parole à tour de rôle, ont dénoncé la « criminalisation de l’activité syndicale », « la pression exercée sur les syndicalistes » et « le recours abusif à la violence policière ».
Le Satef dénonce, dans un communiqué rendu public, « la répression sauvage » dont ont été victimes les manifestants qui sont venus exprimer pacifiquement leur mécontentement contre la loi sur la retraite, le code du travail et pour défendre le pouvoir d’achat. La répression « est inadmissible et démontre de la panique dont est pris ce pouvoir qui excelle dans le génie du mal et de la répression », estime le SG de ce syndicat, Boualem Amoura.

Des policiers ont encerclé le siège de l’UNPEF dont ils ont fermé l’entrée. Des bus de l’ETUSA sont alignés pour « cueillir » les travailleurs à la sortie du regroupement.

Une réunion d’évaluation de l’action avortée, regroupant les membres de l’Intersyndicale, sera organisée en vue des prochaines actions. « La réunion permettra de savoir quels sont les voix et moyens pour faire valoir nos droits. Et tout d’abord notre droit d’exister avant de revendiquer un quelconque droit », signale Dr Merabet.
Nadir Iddir


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