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Des luttes politiques à la lutte armée puis aux luttes politiques, itinéraire de Sid Ali Longo, un militant communiste algérien.

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mardi, 13 février 2018 08:12

Quelques choses d’une vie

10 février 1998 - 10 février 2018

Il y a 20 ans nous quittait notre bien-aimé père, grand père et arrière-grand-père Sid Ali Longo. Voici un retour succinct sur son parcours.

Cette évocation se veut un témoignage. Elle n’a qu’un seul objectif : retracer le parcours d’un homme ordinaire, devenu extraordinaire, Sid Ali Longo. Son héritage ultime est la valeur de l’exemple. Rendre compte de « Quelques choses d’une vie » de combat n’est qu’un devoir de mémoire pour un homme de devoir, pour un père, un ami et un compagnon afin de lui rendre l’hommage qu’il mérite.

C’est également une affectueuse reconnaissance à celle qui a partagé la vie de Sid Ali, son épouse et sa compagne, Aïcha. Elle a été de tous ses combats, silencieuse, pudique, acceptant les épreuves avec un immense courage, un sens du sacrifice inouï, vivant ses moments de douleur mais aussi ses joies. Elle l’accompagne, le seconde, le soutient tout au long de son parcours, veillant sur ses enfants et petits-enfants et les protégeant comme la prunelle de ses yeux, comme une maman tout simplement mais comme le dernier rempart. Elle est encore parmi nous et illumine toujours nos journées. Enfin, cette évocation est le fruit des souvenirs de vie indélébiles de ses enfants, petits-enfants et de tous ceux qui ont connu Sid Ali, l’ont côtoyé et aimé.


L’apprentissage


Le 22 août 1923, naissait Sid Ali Longo à Blida et plus précisément à Douerate, vieux quartier populaire adossé au Mont Chréa.

Il est le benjamin d’une famille de sept enfants dont trois filles (Hafsa, Zineb et Fatma) et deux garçons (Ali et son frère ainé Makhlouf). Sid Ali grandit dans une famille pauvre, comme la majorité des Algériens, dans une Algérie colonisée et dont les habitants sont considérés comme des personnes de seconde catégorie, dépourvues des droits les plus fondamentaux, régies par l’infâme code de l’indigénat de 1881, imposé à l’ensemble des colonies françaises en 1887 et basé sur l’inégalité sociale, juridique, économique et politique. Le père, Chérif Longo, travaille durement pour assurer à peine la subsistance de la famille. Sa mère, Tamani Takarli, communément appelée Yemma Kheira, maintient la cohésion de cette cellule de vie dans des conditions très difficiles. C’est une famille unie et fière qui se bat pour survivre, préservant son identité par l’observance de règles traditionnelles d’origine coutumière ou religieuse.

Sid Ali fréquente l’école jusqu’au certificat d’études qu’il obtient brillamment. Il prépare ses examens, sur le bord d’une table basse, à la lumière d’un quinquet (sorte de lanterne) à défaut d’électricité courante à l’époque. Il commence à travailler très tôt pour aider son père. Il est notamment embauché comme ouvrier manutentionnaire à la minoterie de pâtes alimentaires RICCI, dans laquelle son père Chérif travaille alors et située sur la route de Sidi El Kébir, marabout de la famille. C’est dans cette entreprise qu’il prend conscience de la réalité du monde du travail et du sort réservé aux Algériens. Il en ressent profondément l’injustice.

Il a déjà cette facilité de contact avec les gens, qu’il développera au fil des ans. Il est jeune, débordant d’énergie et possède une énorme volonté de se battre pour améliorer les conditions de vie des siens. Ce sont les prémisses à son éveil et à son engagement syndical et politique un peu plus tard, aidé en cela par son frère aîné Makhlouf qu’il rejoindra à l’hôpital psychiatrique de Blida comme aide-soignant, infirmier, surveillant-chef et enseignant paramédical. Il y réalisera toute sa carrière professionnelle.

La famille déménage ensuite à Bab Khouikha size impasse Sahraoui. À l’âge de 26 ans, Sid Ali se marie avec sa jeune cousine Aïcha âgée de 18 ans. De cette union, naissent cinq enfants dont trois garçons (Chérif, Mohamed Farid, Kamel) et deux filles (Houria Douniazed et Tamani).



La vie active



Très jeune, Sid Ali Longo connaît le dur apprentissage de la vie pour survivre et améliorer son quotidien et celui de sa famille, tout en étant animé d’une volonté d’émancipation très forte. Il a cette soif inextinguible de lecture, qui l‘accompagnera et l’aidera dans son cheminement de vie.

Sid Ali est dans une phase d’expectative et suit les évènements de cette époque sur le plan national et local. Il est en contact avec le milieu syndical et politique, composé d’Algériens dont son frère aîné Makhlouf et d’Européens progressistes. Les avancées sociales du Front populaire en France de 1936 à 1938, le combat de la classe ouvrière, les idéaux de justice et de progrès social correspondent aux aspirations de Sid Ali. Cependant, la montée du fascisme avec l’arrivée en Espagne de Franco, de Mussolini en Italie, de Salazar au Portugal et d’Hitler en Allemagne sont annonciateurs d’un péril mortel pour la démocratie et la liberté. La deuxième guerre mondiale est déclenchée par l’Allemagne nazie. Le monde est en train de se transformer sous les yeux de Sid Ali. Toutes les forces vives sont engagées dans ce combat.

Les Algériens, ces « indigènes », comme dans toutes les autres colonies françaises, sont mobilisés et envoyés au front combattre l’ennemi. Des milliers de ces indigènes meurent pour la libération de la France. En mai 1945, la France libre fête la victoire des Alliés. Dans l’Est du pays, les Algériens sortent dans les rues revendiquer leur droit à la liberté et à l’indépendance. L’armée coloniale réprime sauvagement les manifestants en assassinant 45 000 d’entre eux. Ils apprendront ainsi qu’ils n’ont servi que de « chair à canon » pour la patrie des droits de l’homme. Ces évènements serviront de détonateur pour la préparation et le déclenchement de la lutte armée.

À la fin des années 40 et au début de la décennie 50, Sid Ali Longo est très impliqué dans la région de Blida. Il participe aux luttes syndicales des travailleurs de l’hôpital psychiatrique, en adhérant à la CGT, tout en portant assistance et soutien à d’autres secteurs du monde du travail. À l’instar d’autres Algériens et Européens progressistes, il s’investit sur le plan politique en rejoignant au PCA son frère Makhlouf, qui fut lui aussi, arrêté et détenu dans les camps de Bossuet et Paul Cazelles.
L’arrivée, en 1953 du Docteur Frantz Fanon, médecin psychiatre originaire de la Martinique, département d’outre-mer français, à l’hôpital de Blida constitue un tournant dans la gestion de la maladie mentale. Ce militant anticolonialiste, également psychologue, sociologue et penseur, établit une relation de cause à effet dans l’apparition de problèmes de santé mentale et les conditions de vies inhumaines des Algériens régis, rappelons-le, par le code de l’indigénat. En outre, son approche humaniste change radicalement la façon de traiter les malades mentaux, par l’abandon de méthodes archaïques au profit d’un processus de socialisation et de réinsertion. Sid Ali Longo apprend beaucoup au contact de ce médecin patriote, défenseur de la cause algérienne, qu’il rencontre régulièrement et que son frère Makhlouf côtoie également. Il entame une formation dans le domaine paramédical, dont les résultats sont évalués par le médecin psychiatre Frantz Fanon lui-même.

Il témoignera plus tard des heures de discussion avec le Dr Frantz Fanon autour de cette nouvelle approche de la maladie mentale, de ses causes intimement liées au vécu et aux conditions de vie, de la prévention et du traitement des problèmes de santé mentale.


Hélas, Ibrahim Omar Frantz Fanon est expulsé d’Algérie à cause de ses engagements politiques et meurt prématurément à l’âge de 36 ans d’une terrible maladie.


La guerre de libération nationale

Au déclenchement de la guerre d’indépendance, la volonté de participer au soulèvement national contre l’occupant est bien présente dans tous les esprits. Le peuple vietnamien avait déjà donné l’exemple en infligeant une défaite cuisante et décisive au colonialisme français à Dien bien Phu. En 1955, Sid Ali Longo, aux côtés d’autres militants syndicaux, politiques, algériens et européens, partisans de l’indépendance de l’Algérie, mettent en place un réseau paramilitaire des combattants de la libération (CDL) à l’instigation du PCA. Il devient un « commando » de la guerre de libération. Il prend une part active et fait preuve d’une audace et d’une témérité remarquable, dans des opérations qualifiées par l’occupant de « guérilla urbaine ». Ce sont des actions sélectives de sabotage contre des équipements et des structures de soutien à l’armée française, comme le déraillement d’un train transportant du matériel dans la région de Blida. Sid Ali participe également à d’autres opérations du même genre dans une zone géographique englobant une partie de l’Ouest algérien. Il joue le rôle d’agent de liaison et d’alerte dans l’organisation. Pour ce faire. Il utilise à de nombreuses reprises, sa moto qui lui sert de moyen de locomotion pour le transport d’armes, de munitions, de documents qu’il cachait chez sa belle-sœur Fatma-Zohra dans une maison de la famille à l’impasse Sahraoui. Une anecdote sera rapportée plus tard par son beau-frère Mohamed Benbireme. Celui-ci accompagne en moto Sid Ali à Aïn Defla, sans se douter un seul instant, qu’ils transportaient des tracts destinés au réseau des combattants de la libération. Cette même moto lui servira pour accompagner son neveu en 1956, le martyr Noureddine Rebah dont il était très proche, à un lieu de rendez-vous pour rejoindre le maquis. Noureddine Rebah qui était recherché par les forces d’occupation, tombe au champ d’honneur en 1957.

Sid Ali est arrêté le 20 décembre 1956 par l’armée coloniale alors qu’il rejoint son lieu de travail à l’hôpital psychiatrique. Emmené, comme de nombreux patriotes avant et après lui, à la villa Sesini de sinistre mémoire, il est battu, torturé de façon horrible et systématique. Il est ensuite jeté dans une cellule de la prison de Serkadji et laissé pour presque mort. Des détenus de la même cellule rapporteront plus tard son état extrême. L’un d’eux, Khaled Belhadjouri aussi disparu, rapportera que ses compagnons de cellule lui faisaient boire du jus de dattes pressées pour l’aider à reprendre des forces, ces dattes étant fournies par le regretté Mohamed El Badji, poète et chanteur de chaabi, lui-même condamné à mort. Sid Ali mettra du temps et beaucoup de volonté pour se rétablir et bénéficiera de soins sous la protection du médecin de la prison. Il dira un jour à propos de la torture :

« Les tortionnaires vous tortureront tant et aussi longtemps que vous avez peur. Ils ne s’arrêteront qu’à une condition, que vous n’ayez plus peur et que vous soyez prêt à affronter la mort. »

Sid Ali Longo apprend ainsi à faire reculer au maximum les limites de la peur. Il est condamné à mort en première instance par un tribunal spécial. Il revendique à son procès, aidé en cela par son avocat français sensible à la cause, le statut de patriote et donc de détenu politique et non d’un criminel de droit commun que soutient l’accusation. Le groupe de détenus, incluant des Algériens et des Européens, lui demande, à la veille de la sentence, de faire, au tribunal en leur nom, une déclaration après le prononcé du verdict. Plus tard, Sid Ali racontera la nuit blanche et angoissante qu’il passera en cherchant et réfléchissant au contenu de sa déclaration du lendemain. A l’aube, il constate qu’une partie de ses cheveux avait blanchi sous la terrible pression nerveuse et le contexte qu’il subissait. Il dira succinctement ceci :

« Nous sommes ici devant vous dans ce tribunal comme accusés alors que c’est vous qui devriez être à notre place. C’est nous qui devrions vous juger pour vos crimes de guerre. Nous ne sommes pas des criminels de droit commun mais des patriotes combattant pour la libération de notre pays. »

L’avocat de Sid Ali remet en cause le premier jugement, le sauvant de justesse de la peine capitale. Il est finalement condamné à 20 ans de travaux forcés et sera incarcéré à la prison d’El Harrach et dans la redoutable prison de Serkadji. Sa famille sera ensuite autorisée à lui rendre visite au parloir, avec à chaque fois, un couffin de nourriture. Les visites sont des moments privilégiés. La famille est tenue à distance et des barreaux séparent Sid Ali de ses proches. Sid Ali fera de nombreux témoignages plus tard sur le quotidien et les conditions de détention des détenus politiques, militants de l’indépendance dans ces prisons françaises, tout en conservant une certaine pudeur dans les détails des exactions. Il se rappellera avec beaucoup d’émotion et en pleurs, les jours d’exécution à l’aube naissante de condamnés à mort appelés à être guillotinés à la prison de Serkadji et qui scandaient « Allah Akbar, Tahia El Djazair ». Il décrira ces instants de vie avant la mort, alors que les détenus frappant sur les portes des cellules, accompagnent avec le chant Min Djibalina, les youyous des femmes détenues dans la même prison et ceux des habitantes de la Casbah toute proche, leurs compagnons à affronter la mort en martyr.

Sid Ali est ensuite transféré en France à la prison de Fresnes. Il intègre l’infirmerie avec l’accord du médecin de la prison pour prodiguer des soins aux détenus politiques dont l’écrasante majorité était constitué d’Algériens. Cela lui permet d’avoir une liberté de circulation relative au sein de la prison. Il met à profit cette situation en devenant, en fait, un agent de liaison de l’organisation du FLN qu’il avait intégré entre-temps, en transmettant des consignes, des mots d’ordre et des documents entre les responsables du front. Sid Ali Longo continue le combat de cette façon pour la libération de son pays. Ses compagnons de détention sont de conditions sociales diverses. Le patriotisme est le ciment unificateur de toutes ces personnes, qu’elles soient nationalistes, communistes, de confession musulmane, chrétienne, juive et dont l’unique but est la libération de l’Algérie. Sid Ali acquerra de ses années de feu, cette capacité à dépasser les clivages, à faire reculer le sectarisme et les préjugés afin d’avoir une vision unitaire pour mieux avancer.

C’est pendant cette période qu’il fait la connaissance de certains responsables historiques du FLN, en l’occurrence Messieurs Aït Ahmed, Ben Bella, Boudiaf, Lacheraf et Bitat, détenus à la prison de la santé et ensuite au Fort Liedot sur l’Ile d’Aix. Le médecin de la prison envoie Sid Ali pour prodiguer des soins à Aït Ahmed souffrant, qui refuse de recevoir les soins appropriés par un infirmier de l’administration pénitentiaire et exige d’être soigné par un détenu infirmier algérien. Ce contact fait, Sid Ali rend visite au groupe à différentes reprises. Aït Ahmed et les autres détenus apprécient la présence de Sid Ali à qui sa mère, sa femme et ses enfants manquent terriblement. Aït Ahmed lui propose, un jour, de faire venir en France, par le biais de l’organisation, sa mère, lui rendre visite. Il décline la proposition, par égard à ses frères de combat. Il reçoit, par contre, la visite de son frère aîné Makhlouf.

Pendant la durée de sa détention, le médecin de la prison prend le temps de connaître Sid Ali, en tant qu’infirmier, l’observe dans son travail, évalue son niveau de compétence professionnelle, sa détermination à toute épreuve, sa rigueur, sa qualité d’intervention et sa constante disponibilité à aider les détenus malades. Une certaine complicité s’établira entre eux.

À la veille de sa libération, le médecin lui fait cette étonnante mais authentique offre. Il lui demande de rester en France maintenant que la guerre prend fin. Le médecin s’engage à lui trouver un poste d’infirmier dans un hôpital de la région parisienne. Il lui promet également de l’aider à faire venir sa mère, sa femme et ses enfants en France. Sid Ali le remercie pour cette bienveillante sollicitude ajoutant que le combat qu’il mène perdrait tout son sens s’il acceptait cette offre et que sa place est aux côtés des Algériens pour la construction de l’Algérie indépendante.

Il faut noter que pendant toute sa détention, sa famille ainsi que celle de son frère Makhlouf vivent sous le même toit avec sa mère Kheira (il avait 23 ans au décès de son père Chérif en 1946). Tout le monde se serre les coudes dans des conditions particulièrement difficiles, aidé en cela par tous les autres membres de sa famille élargie, des voisins et tant d’autres anonymes. Citons Mr Ferhat le boulanger qui fournit le pain tous les jours ainsi que Mr Berrouaghi, l’épicier, qui fait parvenir un couffin chargé de produits alimentaires, gratuitement, chaque fin de semaine à la famille Longo durant toutes les années d’absence de Sid Ali.

Sid Ali est libéré le 9 avril 1962, à l’aube de l’indépendance de l’Algérie. Il doit se cacher dans un premier temps car l’OAS, organisation paramilitaire de l’Algérie française, menace de « liquider » les personnes libérées des prisons coloniales.


L’indépendance


Sid Ali réintègre son poste à l’hôpital psychiatrique de Blida rebaptisé en 1962 du nom de Frantz Fanon en hommage à cette grande figure de l’Algérie. Par la suite, il occupe, à cause d’astreintes professionnelles, avec sa mère, sa femme et ses enfants, un logement de fonction au sein de l’institution hospitalière. Il abandonne, pour cela, le logement qu’il occupait avec sa famille au quartier Montpensier à la cité Dussault qu’il avait acquis au titre de biens vacants. On lui propose d’accéder à des postes de responsabilités diverses et même d’acquérir une des fermes abandonnées par les colons dans la région de la Mitidja, ce qu’il refuse, par principe, considérant que son engagement pour la libération de son pays était un devoir. Il se démarque déjà par ce comportement qui dépasse la matérialité des choses. Sid Ali Longo, à l’instar d’autres membres de sa famille, de par l’éducation reçu de ses parents et de son environnement familial, porte des valeurs de vie telles le courage et l’esprit de sacrifice, l’honnêteté et l’intégrité, voire la naïveté, le goût de l’effort et du travail, l’entraide, le sens du partage, la générosité et la capacité de résilience. Il s’attellera toute sa vie à inculquer ces mêmes valeurs à ses enfants et petits-enfants.

Sid Ali est passionné et absorbé par sa nouvelle mission, celle de relever l’immense défi de faire redémarrer l’institution hospitalière après le départ massif du personnel d’origine européenne (médecins, infirmiers, gestionnaires administratifs), d’aider et soigner ses patients à l’hôpital. En même temps, il assure l’éducation de ses enfants, participe à l’amélioration des conditions de travail de ses collègues employés, ouvriers, techniciens et contribue aux tâches de construction de son pays.

On assiste, dans la région de Blida et dans d’autres coins du pays, à une espèce de course à l’obtention de la qualité de moudjahid, y compris par des moyens parfois frauduleux allant jusqu’à la falsification de documents, le mensonge, l’achat de témoins. Ainsi, pour accéder à des avantages divers, il y a l’apparition de faux moudjahid. Pour protester contre la présence de personnes dont la participation à la guerre de libération nationale était équivoque, Sid Ali refuse d’assister à une cérémonie officielle où l’on devait lui remettre une attestation lui reconnaissant le statut de moudjahid qu’il n’a jamais sollicité. Devant l’insistance de ses enfants et de ses proches, ce seront ses amis qui récupèreront l’attestation plus tard et la transmettront à sa famille.

Alors qu’il est engagé totalement dans l’édification du pays, Sid Ali est de nouveau arrêté au lendemain des évènements de 1965 par des agents des services de sécurité algériens dans sa résidence familiale à l’hôpital Frantz Fanon, sous prétexte d’appartenance à une organisation subversive. Les agents investissent même la chambre où Sid Ali dormait. Son épouse, ses enfants très jeunes, réveillés par les cris des agents, assistent à la scène. Sa mère, Yemma Kheira, qui n’a jamais manqué de courage dans sa vie, bravant le danger, s’avance et apostrophe les agents venus lui arracher son fils. Elle leur tiendra, en substance, ces propos :

« Il vient d’être libéré de la prison coloniale après avoir combattu la France et subi les pires exactions. Il s’occupe de ses enfants, de sa famille et travaille maintenant pour son pays. Qu’a-t-il fait pour se faire arrêter dans l’Algérie indépendante par des Algériens ? »




Les agents baissent les yeux.

Sid Ali est embarqué, malmené et interrogé sur ses activités par les agents de sécurité. Ceux-ci, en le fouillant, trouve son carnet d’adresse et découvre dans la liste de ses relations les noms et numéro de téléphone d’un responsable politique, en l’occurrence, le regretté Rabah Bitat, en charge d’une importante institution du pays. Après vérification, cette personnalité politique confirme connaître personnellement Sid Ali et témoigne de son engagement de combattant pour l’indépendance pendant la guerre de libération et demande sa libération immédiate. Il est libéré 24 heures après son arrestation et retrouve sa famille qui a vécu, entre-temps, dans une terrible angoisse.




L’épanouissement professionnel et l’action citoyenne

Sid Ali reprend son travail et s’investit totalement dans ses activités professionnelles tout en s’occupant de sa famille. Sous la direction de médecins psychiatres, il exerce à nouveau ses fonctions d’infirmier en poursuivant l’application de l’approche humaniste préconisée par le Dr Frantz Fanon, basée sur l’ergothérapie et la sociothérapie. Il travaille étroitement avec deux médecins psychiatres français, respectivement le Dr Sanchez et le Dr Lepouls qui quitteront l’Algérie peu après. À la suite de leur départ, il poursuivra sa collaboration avec des médecins psychiatres algériens. Sa mère décède en novembre 1966.

C’est un véritable foisonnement d’activités qui sont organisés au sein de l’hôpital pour le bien-être des malades. Ceux-ci sont considérés comme des individus à part entière. Le dialogue s’établit entre les malades, le personnel paramédical et les médecins. Les patients sont sollicités pour donner leur avis ou exprimer leur ressenti. Leurs habiletés professionnelles sont encouragées et valorisées et leurs compétences mises en évidence. Ils deviennent ainsi des acteurs de leur destin, ce qui facilitera leur guérison. Parallèlement à cela et en étroite collaboration avec le regretté chanteur et homme de culture Abderrahmane Aziz, animateur, collègue et ami de Sid Ali, un nombre considérable d’activités culturelles sont mises en place avec l’implication effective des patients. La salle des fêtes de l’hôpital devient un lieu privilégié où pièces théâtrales, programmes musicaux et séances de cinéma avec débat se multiplient. On organise même, dans l’enceinte sportive de l’hôpital, le lancement d’activités sportives diverses telles que des matchs de football et la course à pied.

Sid Ali n’est qu’un maillon d’une chaîne humaine composée de centaines de femmes et d’hommes aux compétences diverses, qui ont fait l’histoire de cette institution hospitalière.

Parallèlement à ses activités professionnelles, Sid Ali est toujours présent sur le front des batailles syndicales et de l’action citoyenne. C’est également un militant politique aguerri par ses années de lutte, un engagement sans calcul, fidèle à ses idées qu’il défendra jusqu’au bout. À partir des principes qui guident son engagement politique et social, il combat l’autoritarisme et le sectarisme ambiant en favorisant l’action unitaire de toutes les forces de progrès. Il poursuit son activité politique au sein du FLN qu’il avait rejoint pendant la guerre de libération à l’appel du PCA, son ancien parti qui fut interdit en 1962. Sid Ali renoue ses liens avec d’anciens camarades de combat, survivants de la guerre, des femmes et hommes de progrès de la région de Blida. Il est bien connu des milieux syndicaux et des travailleurs qu’il aide à s’organiser et à s’unir pour mieux défendre leurs revendications. Ses interventions publiques sont remarquées et appréciés par leur pertinence. Sid Ali force le respect par son humilité, son altruisme et son combat pour le progrès social. Il n’hésite jamais à soutenir des causes justes.

L’Algérie s’oriente vers l’option socialiste. C’est la période de la révolution agraire et de la gestion socialiste des entreprises. Vers la fin des années 70, il est sollicité pour occuper un poste de commissaire adjoint du FLN au niveau de la fédération de Blida. Il accepte la proposition tout en assurant sa fonction d’enseignant paramédical à l’hôpital psychiatrique. Il organise et anime des rassemblements politiques et participe aux activités des structures du parti. Il est toujours disponible et prêt à aider autrui dans la mesure de ses possibilités. Des citoyens le sollicitent pour des interventions diverses sur le plan social.

Le café au jasmin et au jasmin sambac (fell)


Sid Ali débute ses journées, entouré de sa famille autour de la table ronde du petit déjeuner. Des gâteaux faits maison accompagnent toujours le café avec, près du sucrier, des pétales de jasmin et de fell, dont les senteurs embaument l’atmosphère. Il s’agit des plantes que sa mère Yemma Kheira puis son épouseAïcha protègent jalousement pour perpétuer la tradition. Ce sont des moments précieux avant d’entamer la journée. Sid Ali coule des jours heureux auprès d’une famille unie où sa femme le seconde et où ses enfants, ses nièces, ses neveux se retrouvent souvent ensemble. Il y a également la présence de Messaouda et Harkati, deux patients de l’hôpital qui partagent leur quotidien au même titre que les membres de la famille. Les regroupements familiaux sont légion, à l’occasion de fêtes religieuses comme le Mouloud ou l’Aïd ou lors de la célébration de mariages, de baptêmes d’enfants mais aussi de décès. Tout est occasion pour se rencontrer et sa maison ne désemplit pas. Sid Ali affectionne ces rassemblements conviviaux qui peuvent durer des jours et des jours. Il y a ces journées et soirées inoubliables de boqala où ses sœurs ainées (Lalla Hafsa et Amti Zineb) excellent, en présence de son frère aîné (Ammi Makhlouf), de sa sœur (Amti Fatma) et de leurs enfants et petits-enfants. Son épouse (YemmaAïcha) est souvent à la cuisine avec sa sœur (Khalti Fatma Zohra), ses belles-sœurs (Lalla Djamila et Oukheiti Mina), dans une totale complicité, sans oublier Khali Mohamed et Didi Missoum, beaux-frères de Sid Ali.

Yemma Aïcha est d’ailleurs toujours sollicitée par tous les membres de sa famille élargie pour préparer les repas de mariage ou d’autres évènements, assurer les tâches domestiques, sans rechigner au labeur et en prenant sur elle, parfois, des remarques désobligeantes teintées d’ingratitude.

Sid Ali garde des liens étroits avec des collègues et amis français comme les Delpech, qui quittent l’Algérie à la fin des années 60. Les heures de repas sont des moments privilégiés pour discuter des choses importantes, accorder de l’attention à tel ou tel aspect de la scolarité des enfants, évoquer des souvenirs de la guerre. Sid Ali, rompu à des règles de pédagogie et de psychologie, acquises dans son domaine professionnel au contact de médecins psychiatres et à travers son riche parcours de vie, favorise l’échange et respecte le droit pour chacun de s’exprimer. Il a une écoute active, suscite l’adhésion sans imposer son point de vue. Il est comme un père, un ami, un compagnon. Citons, à ce propos, la réponse suivante de Sid Ali à l’enseignante de sa benjamine Tamani, alors adolescente, lorsqu’elle le convoque et se plaint du fait que sa fille ne soit pas totalement concentrée sur ses études et qu’elle ait tendance à rêver : « Et vous, ne vous est-il pas arrivé de rêver quand vous aviez son âge ? »


La retraite et l’ingratitude


Après plus de 40 ans de service, Sid Ali Longo accède à la retraite à la fin des années 1980.

A ce moment-là, Sid Ali occupe toujours un logement de fonction, comme d’autres de ses collègues qui ont pris également leur retraite. Ces logements de fonction sont situés à l’extérieur de l’hôpital. C’est une période où s’effectuent beaucoup de cessions de biens dont l’état veut se décharger. Les services des domaines de la wilaya de Blida entament d’ailleurs, le recensement de ces biens en vue de leurs cessions.

Les personnes occupant ces logements sont des travailleurs de la santé. Ils sont légitimement éligibles à ces cessions de logements d’astreinte, ayant accompli toute leur carrière à l’hôpital Frantz Fanon. Rappelons que Sid Ali avait abandonné tout simplement sa demeure antérieure pour répondre à l’appel de l’hôpital au début de l’indépendance. Les résidents sont sommés de quitter les lieux, notamment à la suite de propos d’une personnalité publique qui qualifia ces logements de « châteaux de Versailles » en affirmant qu’ils étaient occupés par des personnes n’ayant aucune relation avec l’hôpital ! Des pressions de toutes sortes sont exercées par des milieux intéressés pour expulser ces travailleurs retraités du secteur de la santé. La justice est saisie en vertu d’une procédure d’urgence. Officiellement, le motif consiste à faire valoir que ces logements de fonction sont destinés à reloger du personnel travaillant à l’hôpital et qu’ils ne sont donc pas cessibles. Pourtant, des personnes, n’ayant aucun lien avec l’hôpital Frantz Fanon, occupent déjà des logements de fonction, situés à l’intérieur-même de l’enceinte, destinés, selon la règlementation en vigueur, au relogement de médecins psychiatres.

Les occupants résistent. Sid Ali, aidé par ses enfants, saisit par écrit différentes institutions de l’État. Il se démène comme il peut, alertant toutes les personnes pouvant l’aider dans ses démarches pour empêcher l’injustice. L’affaire s’ébruite. Le tribunal ordonne finalement l’expulsion des résidents mais avec obligation de relogement. On propose à Sid Ali de rester dans son logement, mais juste à titre individuel. Sid Ali, restant fidèle à ses principes, repousse cette offre, par esprit de solidarité avec ses collègues. C’est ainsi qu’en 1985, il se trouve expulsé de sa demeure et contraint de loger, pendant un mois, avec sa famille, chez son fils aîné Chérif qui venait de perdre prématurément en 1984, sa femme qui laissait derrière elle deux garçons en bas âge. Sid Ali se voit finalement attribuer un modeste appartement dans une cité populaire de la périphérie de Blida. Il vit des moments difficiles et gardera un souvenir amer de cet épisode avec un sentiment profond d’injustice et d’ingratitude. Il n’en sera, pour autant, ni revanchard ni rancunier.

Peu après, Sid Ali fait une demande de passeport. C’est la première fois que Sid Ali envisage de se déplacer à l’étranger pour un voyage familial, depuis la guerre de libération. Sa demande est bloquée sans motif par les autorités de la wilaya de Blida. Sid Ali sait que ce refus est inexplicable et simplement lié à son engagement politique de gauche, son passé de communiste, ses prises de position courageuses et patriotiques. De plus, ses démarches de protestation lors de l’opération d’expulsion de l’hôpital ont pu déranger certains milieux et intérêts occultes. Pour Sid Ali, ce n’est qu’une tentative d’intimidation de plus à son endroit. Qu’à cela ne tienne, il annulera ce projet de voyage. Sid Ali fait partie de cette trempe d’hommes forgés par les épreuves, qui ne s’abaisse ni ne supplie. À la suite d’une intervention d’un tiers devant une autorité supérieure, son passeport lui est finalement délivré. Des excuses lui sont même présentées par les autorités de la wilaya de Blida.

Sid Ali a une capacité extraordinaire de résilience, un trait de caractère hérité de ses parents. Il s’adapte rapidement à sa nouvelle situation. Il partage son temps libre entre sa famille dont, l’éducation et le suivi de la scolarité de son petit-fils et assiste son fils aîné qui vit des difficultés. De plus, il travaille à temps partiel pendant une courte période dans une pharmacie de sa localité.

Très vite, tout le monde dans ce quartier, connaît « Ammi Ali », l’infirmier. Il est sollicité de partout pour dispenser des soins, faire des injections à des patients qui ne peuvent se déplacer et aider à la prise de médicaments prescrits. Le reste de son temps est consacré à la lecture, domaine qu’il affectionne particulièrement, à des travaux manuels domestiques et à réparer sa vieille R16, de couleur verte, qui lui permet de se déplacer en cas de besoin.

Sid Ali reste attentif, observe et analyse le virage politique et économique libéral opéré dès le début des années 80. La chute brutale des prix des hydrocarbures met l’Algérie a nu. Des émeutes ‘’spontanées’’ éclatent un peu partout, annonciatrice d’un péril dévastateur avec en point d’orgue, octobre 1988. Le pouvoir alors en place répond brutalement à la contestation sociale qui s’amplifie. Ces évènements seront récupérés par une mouvance politique d’essence religieuse et serviront d’antichambre à la horde barbare des années 1990. La répression touche particulièrement les forces de gauche. Des membres progressistes de la société civile, syndicalistes, militants, sympathisants du PAGS sont ciblés et emprisonnés. L’ironie du destin fait que son fils cadet est arrêté à l’improviste et torturé. Sid Ali vit des moments intenses d’émotion, de douleur, parce qu’il a subi la torture dans sa chair et devine le traitement infligé à son fils.

La vie continue. Sid Ali aborde les années 1990 avec stoïcisme. Le pays pour lequel il a combattu, risqué sa vie, qui a vu mourir des centaines de milliers de patriotes pour la liberté, sombre dans le terrorisme et l’obscurantisme. Sid Ali est toujours disponible pour administrer des soins à des habitants de la localité où il habite. Sid Ali qui a apprivoisé la peur se déplace, même la nuit, malgré l’insécurité et le danger, pour accomplir son devoir.

Ainsi lorsqu’il assiste, depuis le parking de voitures, à l’attentat contre l’un de ses voisins gendarme, il court précipitamment porter secours à la personne en train d’agoniser pendant que les terroristes quittent tranquillement l’endroit. De la même manière, Sid Ali n’hésite pas à se rendre à Alger, pendant la nuit et bravant le danger omniprésent, au chevet de son neveu, victime d’une tentative d’assassinat, dès qu’il apprend la nouvelle.


Le dernier combat


En 1997, Chérif, le fils aîné de Sid Ali, qui n’a pas eu la vie facile, est diagnostiqué d’un cancer du cavum. Il a vraisemblablement contracté cette maladie à la suite de l’effet de l’amiante ou de l’incendie provoqué par des terroristes, de l’entreprise dans laquelle il est employé. Chérif est soutien d’une famille de quatre enfants, encore très jeunes et sa femme ne travaille pas. Sid Ali jette toute son énergie dans une bataille à l’issue incertaine. Il s’investit totalement dans les soins à apporter à son fils. Sid Ali vit un stress terrible, dans une région où le danger est permanent. Il mange et dort très peu, fume beaucoup. Il veille sans relâche à ce que son fils suive scrupuleusement le traitement, en l’encourageant et le soutenant de toutes ses forces. Sid Ali sort très affaibli en janvier 1988 de cette épreuve. Lorsqu’il apprend que son fils a vaincu le cancer, il est rassuré et conscient qu’il vient de le sauver.

Malgré le climat d’insécurité et de désolation, trois de ses neveux, qui le considèrent comme leur grand frère, sont très proches de Sid Ali et resteront à ses côtés jusqu’à la fin : Abdennour Longou, Bachir Korchi qui le rejoint à l’hôpital psychiatrique comme infirmier et Sid Ahmed Boukri décédé en octobre 2008.

Le 7 février 1998 Sid Ali se rend chez un cardiologue, à la suite d’un malaise cardiaque. Il est 16h. Le médecin refuse de le recevoir au motif que sa journée est terminée. Le lendemain, il consulte un autre médecin, qui l’hospitalise immédiatement.

Sid Ali est admis au service de cardiologie de l’hôpital Frantz Fanon, mis en place depuis peu et ne disposant pas encore d’une salle de réanimation ! Il tente de rassurer et accompagne ses proches qui lui rendent visite, ne sachant pas que c’est son dernier jour. Il décède le 10 février 1998 aux environs de 23h, d’une crise cardiaque. Sa femme n’apprend la nouvelle que le lendemain matin en venant lui apporter son petit déjeuner.

Sid Ali Longo quitte ce monde au pavillon Declerembault dont il avait la charge et où il termina sa carrière professionnelle comme enseignant para médical.

Un patriote s’en est allé, discrètement, humblement comme il avait vécu, dans son pays ravagé par le terrorisme. Il est parti rapidement, sereinement et conscient d’avoir accompli son dernier devoir.

Il est enterré au cimetière familial de Sidi El Kébir sur les monts de Blida. Il repose, en paix, selon son vœu avec sa mère, à côté de son père, de son frère et de ses sœurs. Ses enfants tiennent à respecter son souhait d’être enterré à cet endroit, malgré l’insécurité permanente. Des patriotes combattant le terrorisme intégriste lui rendent un dernier hommage en assurant la sécurité du cimetière pendant la cérémonie d’inhumation.

Sid Ali Longo reste gravé dans nos mémoires. Toujours présent dans nos cœurs et nos esprits, il nous accompagne dans nos chemins de vie.

Ces quelques vers du grand poète turc Nazim Hikmet, lui sont dédiés ainsi qu’à tous ces oubliés, ces anonymes, ces patriotes qui ont tout donné à leur pays, l’Algérie :

« Si je ne brûle pas, si tu ne brûles pas, si nous ne brûlons pas, comment les ténèbres deviendront-elles clarté ? »

Farid Longo

Publié le 11 février 2018 par bouhamidi mohamed


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