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Présidentielle : « Je ne veux pas être Président à 3/4 »

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samedi, 1er mars 2014 17:55

AU FIL DES JOURS : présidentielle

 « Je ne veux pas être Président à 75% »

Lors de sa première intronisation par les « décideurs » en 1999, au siècle dernier, l’actuel président avait crié haut et fort qu’il ne voulait pas être un président à 75%, c’est-à-dire une marionnette à qui échapperait l’essentiel des leviers du pouvoir.
Avec une rare opiniâtreté il a conquis les 100% de ses prérogatives et même plus : chef des forces armées, président du FLN ; chef de la justice ; patron de la diplomatie, de l’information et même PDG d’Air Algérie (puisqu’il était constamment en vadrouille dans les airs).
Il a établit et étendu au cours de son deuxième et troisième mandats son pouvoir tentaculaire. Il a conquit les leviers pour pouvoir mener sans entraves sa politique avec surtout un baril de pétrole constamment au dessus des 100 Dollars et une bonne pluviométrie moyenne pendant trois fois cinq ans !
Cerise sur le gâteau : il disposait de « son » Assemblée nationale et de « son » sénat » qui obéissaient au doigt et à l’œil. Il pouvait même leur faire voter une loi pour la dénationalisation des hydrocarbures et leur faire annuler cette même loi quelques mois après.
Il était considéré aussi comme le patron du patronat et patron de l’UGTA !
Avec autant de leviers en main et autant d’argent on aurait pu attendre des miracles, mais hélas non, cent fois non !
L’Histoire jugera !

 « Nous ne voulons pas de la moitié d’un président » !

« Il » ne voulait pas être 75% de président et nous « nous »ne voulons pas avoir un demi président !
Car après trois mandats consécutifs, toutes les clés du pouvoir en main et une manne pétrolière inespérée ce pouvoir a réussi à faire rétrograder l’Algérie dans beaucoup de domaines : la casse de l’industrie nationale en est la triste illustration, ainsi que la situation dramatique de millions de jeunes au chômage poussés au désespoir , le recul des libertés démocratiques et l’encouragement ou du moins l’impunité dont ont bénéficié les grands corrompus et voleurs proches du pouvoir : aujourd’hui la société algérienne n’a jamais été aussi divisée et proche de l’implosion après avoir retrouvé ,petit à petit, sa cohésion dans une lutte sans merci contre la terreur islamiste. Le front intérieur affaibli vacille alors que les menaces de l’impérialisme et du néocolonialisme sont réelles proches et palpables.
Pendant ce temps le pouvoir s’enferme de plus en plus et sa base sociale se restreint, il est de plus en plus tenté par des mesures répressives et une gouvernance dictatoriale : contrôle de presque tous les leviers de l’Etat et restriction des libertés démocratiques.
Dans quelle « démocratie » de l’informel peut-on réunir autant de fraude aux cours des élections à tous les niveaux, d’où vient l’argent pour les campagnes électorales des candidats du pouvoir, comment peut-on créer en une nuit un parti de l’administration ,avec une barbe et des moustaches , et réduire d’autres chapelles au silence, autoriser ou non les organes statutaires d’un parti à se réunir par la wilaya , geler des centaines d’associations par une loi assassine et noyer sous les subventions les organisations aux ordres, utiliser selon son bon vouloir les canaux médiatiques étatiques et gérer sa presse « indépendante » à travers les leviers de la publicité , de l’imprimerie et de la diffusion, interdire et réprimer les manifestations de rue les plus pacifiques , poursuivre en justice les travailleurs en grève et les délégués des syndicats autonomes , protéger les voleurs des milliards et les laisser fuir à l’étranger en toute impunité alors qu’on laisse pourrir en prison des gestionnaires pour « mauvaise gestion »…
La liste est longue bien longue. Elle justifie largement la position de ceux qui ne voulaient ni du premier mandat ni des deux suivants connaissant les orientations néolibérales du président candidat parachuté par le système en 1999. De tels bilans excluent un quatrième mandat.
Maintenant en plus de tous ses constats il y a la maladie qui diminue les capacités du candidat qui s’accroche ou qu’on accroche au pouvoir.
L’Algérie a besoin d’un président en bonne santé et en plein possession de ses capacités, non d’un homme de 76 ans usé par une présence depuis 1962 au pouvoir et diminué par une maladie invalidante. Nous aussi nous avons droit à un président à 100% et non à 50%. Un président à l’écoute de son peuple élu démocratiquement et non par la fraude.

 Saidani au secours de Khelil

Pour décrire les mœurs nouvelles après trois mandats de règne lisons ce qui suit.
Le patron du FLN a tenté à visage découvert de tirer l’ex patron des hydrocarbures des mains de la justice. Ce n’est pas n’importe qui qui le dit, il s’agit de l’ancien ministre de la justice en charge de l’affaire qui met les pieds dans le plat !
Dans une tribune publiée par El Watan le 7 février 2014. M.Mohamed Charfi a parlé d’une « proposition indécente » de Saïdani pour qu’il soit maintenu au gouvernement, comme ministre de la Justice, avant le remaniement de septembre dernier.
« Si Amar, vous êtes venu, le jour même de votre installation à la tête du FLN, me proposer amicalement de préserver mon poste de ministre de la Justice en m’engageant à extirper M. Chakib Khelil de l’affaire SONATRACH 2, comme on extirpe un cheveu d’une pate, selon votre expression. Ma réponse vous le savez, fut de fermer mon portable jusqu’après la fête de l’aid el adha, c’est-à-dire bien longtemps après le remaniement ministériel ».
Cette révélation tardive est une véritable bombe, dans un autre pays une autre société elle aurait provoqué un séisme, une onde de choc. Une instruction judiciaire aurait été ouverte et les coupables entendus par la justice et inculpés.
Dans notre République rien ! Même pas un démenti !
Enfin pas tout à fait puisque de nombreux organes de presse ont fait remarquer depuis que le successeur de M. Mohamed Charfi a mis le dossier sous le coude
Cette révélation en appelle une autre et au moins des questions qui attendent réponses : qui a « extirpé » Amar Saïdani lui-même d’une autre affaire et d’une autre pate celle de l’affaire dite du PNDRA. Le journal El Khabar avait fait état en 2009 d’un détournement colossal par l’ancien président de l’APN.

 Sellal l’homme- orchestre !

La crédibilité de l’élection présidentielle est garantie ! C’est le pouvoir qui le dit : M. Sellal a été placé à la tête du gouvernement depuis plus d’un an pour faire réélire le candidat président. Avec son autorité de chef du gouvernement, avec les moyens et deniers de l’Etat, télé comprise, il a été chargé de magnifier un bilan de quinze ans de règne : au jour d’aujourd’hui il a sillonné 47 willayas pour faire des promesses toujours des promesses : « en cas de réélection l’argent coulera à flot sur votre willaya »
Des fois, il doit sortir les vieilles recettes des acheteurs de voix d’autrefois qui donnaient un demi billet de banque en disant l’autre partie du billet sera remise s’il y a réélection : l’UGTA et le patronat auront l’autre bout des promesses dans la loi de Finances 2015.
Le pouvoir a tellement perdu le sens de la retenue qu’il désignera M. Sellal à la tête de la commission nationale de supervision des élections, avant de le désigner après comme directeur de campagne du candidat-président…C’est pire que la bazga truquée !
La campagne électorale par procuration, ni propre ni honnête est lancée depuis belle lurette !

  Que faire ?

La première des choses est de ne pas baisser les bras et se laisser gagner par la fatalité, le défaitisme et croire que tout est joué, tout est fini ; il n’y a plus rien à faire. Ce serait le plus beau cadeau à faire à ceux qui veulent éteindre la voix pacifique pour le changement en faveur de l’Algérie et sans peuple travailleur.
Certains ont choisi d’autres candidats que celui du pouvoir c’est à eux de prendre leurs responsabilités pour les soutenir.
Pour ceux qui refusent le quatrième mandat, la mascarade, la fraude et qui veulent que ça change dans le sens de la démocratie, la justice, le progrès social, l’édification nationale et la défense de l’Algérie il ne faut surtout pas laisser le terrain libre aux usurpateurs.
C’est l’occasion, le moment privilégié pour retrouver le contact avec les citoyens et l’Algérie profonde et pour trouver ensemble la riposte possible la plus efficace et la plus judicieuse. L’échange d’expérience et l’information mutuelle feront le reste.
Alger, le 1 mars 2014
Djamel Mouheb


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