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Premier mai à Alger, par Keltoum Staali

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mardi, 12 mai 2015 21:29

Dans le local exigu de la LDH à Alger ce matin du premier mai, des militants politiques et syndicaux, des citoyens, se pressent pour assister à la célébration de la fête des travailleurs. Ils ne sont pas nombreux, une cinquantaine tout au plus, mais ils ne rateraient pour rien au monde ce rendez-vous.
Parmi eux, des personnalités du monde syndical et politique. La réunion présidée par Hocine Zehouane, président de la LDH, s’ouvre sur un espoir que vont conforter les interventions les plus remarquées : la nécessité de s’unir et de dépasser les clivages. Après avoir rappelé les principales étapes de la lutte anti-coloniale au travers de cette date, il conclut : « nous sommes tous aujourd’hui orphelins concernant le 1er mai ».
Une déclaration commune a été élaborée, appelant à contrer l’offensive néo-libérale et la remise en cause des acquis sociaux et démocratiques des travailleurs. Elle rappelle également le contexte très particulier que connaît l’Algérie aujourd’hui, contexte marqué par les menaces sécuritaires, la déstabilisation des pays de la région, les pressions du capital international et de ses institutions financières et les conséquences prévisibles de la baisse du prix du pétrole.

La déclaration exprime une vive inquiétude autour de la remise en cause du statut salarial en Algérie à la faveur de l’avant-projet du code du travail, mais également des menaces qui pèsent sur le système de santé, la remise en cause de la démocratisation de l’éducation et de la protection sociale.
Cet appel est signé par la LADH, le MDS, le PST, la Moubadara du 24 février et le Comité National de Défense des Libertés Syndicales.
A la tribune, une intervention remarquée de Nouredine Bouderba, syndicaliste, ex-membre de la FNTPGC-UGTA, revient longuement sur une analyse de la situation du pays en insistant sur ce qui fait le « moteur » de l’Algérie aujourd’hui, à savoir la lutte entre les travailleurs et les partisans du capital au niveau national et international. Dans un rapport de forces qui n’est pas en faveur des travailleurs, on assiste à un recul syndical. Il rappelle les dangers qui guettent la société : précarisation de l’emploi, mise en concurrence en matière de précarité et de coût du travail des pays en développement. Il dénonce le danger d’un nouveau contrat social prôné par le FMI qui se traduit par les tentatives de la part du capitalisme spéculatif en Algérie de prendre les commandes du pays et de contrôler tous les secteurs y compris ceux relevant de la souveraineté nationale : « Le FMI veut imposer une révision de la condition salariale en Algérie pour transformer le droit du travail protecteur du salarié en droit du travail protecteur du capital ».

D’autres interventions, dont celles du MDS représenté par Yacine Téguia, reviennent sur l’agressivité du capital spéculatif qui produit plus de chômage, plus de précarité tout en rappelant les luttes réprimées par le pouvoir. Le MDS propose même de lancer un collectif de solidarité avec les chômeurs actuellement détenus.
Le PST, en la personne de Mahmoud Rechidi, quant à lui insiste sur la question de la reconstruction de l’unité d’action des travailleurs et des masses populaires. Selon lui, l’objectif pour l’avenir est bien de construire dans l’unité et dans les actions concrètes, une véritable résistance face à la politique néo-libérale qui remet en question tous les acquis du mouvement ouvrier depuis le XIX siècle.
Pour la Moubadara, la menace que représente cette offensive néo-libérale et impérialiste, s’exprime par la dislocation des acquis sociaux, la destruction des moyens de production et d’échanges, en remettant en cause toutes les traditions du combat démocratique et social forgées durant des décennies par les luttes des travailleurs.
Après les déclarations des représentants des différents groupes signataires, la parole est donnée à la salle. Des militants regrettent que les organisateurs n’aient pas opté pour un rassemblement « visible » au grand air. Le débat d’idées, les séances d’étude et de réflexion pouvant se tenir à tout moment de l’année, le 1er mai méritait sans doute une action plus spectaculaire et symbolique.
Cette rencontre a tout de même été l’occasion d’échanges riches et de haut vol et permis de souligner la volonté largement partagée par les participants de se rassembler pour affronter l’adversité qui menace le pays.

Keltoum Staali


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